Synthèse de la rencontre consacrée à l’économie locale

L’économie et la création d’emplois représentent un enjeu majeur, en particulier dans une période où le chômage atteint un niveau très important dans notre pays. Une mobilisation générale est indispensable tant au plan national que territorial. L’effet chômage se fait sentir durement à Draveil où son évolution est supérieure à la moyenne départementale.

Autre élément qui doit conduire à la mobilisation pour l’emploi : Ne vit-on pas mieux quand le travail est proche du domicile familial ?

L’action économique sur Draveil et sur la Communauté d’agglomération peut être qualifiée de passive.

Certes notre territoire ne se prête pas à un développement économique d’envergure (peu de réserve foncière, difficultés de déplacement, manque de transports collectifs…) mais rien n’est réellement fait pour créer les conditions d’une attractivité (ex. réseau de fibre optique…) ou d’une mobilisation des acteurs économiques.

Par ailleurs l’isolement institutionnel de la commune et les blocages politiques au sein de l’agglomération (compétence pour le développement économique), anéantissent toute ambition pour la mise en œuvre d’un schéma de développement, en cohérence avec les grands enjeux du sud parisien et les activités de pointe et les emplois de demain développés en Essonne.

 

L’activité économique sur Draveil, essentiellement commerciale, à hauteur du quartier de Mainville, est même un sujet de préoccupation. Avec une pérennité non assurée (saturation commerciale), la mise en danger du commerce de proximité, la circulation automobile qu’elle génère et la non réponse à la diversité des compétences professionnelles  des Draveillois,  le développement économique actuel n’est pas adapté à l’identité et aux besoins de notre ville.

 

Des pistes doivent être explorées en particulier dans la nouvelle économie, le télétravail (télécentre), l’économie sociale et solidaire, les services à la personne, les nouvelles technologies, le développement durable, la santé ou la création d’une pépinière d’entreprises…

 

Pour apporter un éclairage sur les enjeux du territoire et débattre de propositions concrètes, nous avons demandé à Thierry Mandon, Député de cette circonscription, ex Président de l’Agence pour l’Economie en Essonne et Guy Bonneau, vice-Président du Conseil général de l’Essonne en charge de l’insertion, de l’économie sociale et solidaire et des nouveaux emplois, de se joindre à nous ce matin.

 

Thierry Mandon introduit son propos en présentant un certains nombre de statistiques et de données INSEE.

-       La population n’évolue pas (identique en 2009 avec celle de 1999) ; on enregistre cependant une baisse des moins de 50 ans et une augmentation des plus de 50 ans

-       Le taux de chômage dans les deux quartiers sensibles de Draveil se situe autour de 30%

-       La baisse (-10% en 10 ans) de celles et ceux qui travaillent sur le bassin d’emplois

-       L’augmentation des distances entre le domicile et l’emploi, notamment une augmentation + 5% des habitants travaillant au-delà du département

-       La baisse de l’artisanat à l’inverse de ce qui est constaté sur le département, ainsi que les ouvriers, à l’inverse des cadres.

 

Comparaison avec les autres territoires qui nous entourent :

En 1999 la structure de notre agglomération était semblable à celle d’Evry. Dix ans après cette structure ressemble désormais à celle du Val d’Yerres : On part d’ici pour aller travailler ailleurs, seuls 19% des personnes travaillent sur le territoire ce qui naturellement conduit à un vieillissement de la population (cf. chiffres INSEE)

 

Thierry Mandon soumet alors quelques pistes de travail :

-       Raccrocher notre agglomération à des territoires dynamiques, à des pôles économiques voisins

-       Adhérer l’agglomération et la commune de Draveil à l’AUDESO (Agence d’urbanisme et de développement Essonne/Seine/Orge) pour bénéficier de ses moyens et compétences (la plupart des communes et des agglomérations qui nous entourent en sont membres)

-       Aller à la rencontre des activités phares du Centre Essonne – la santé par exemple autour des activités de recherches sur le vieillissement (unité de recherche en collaboration avec Génopole) – les activités issues du Grand stade de rugby (hébergement sportifs …) 

-       Développer l’artisanat en travaillant sur l’offre immobilière

-       Développer les activités liées au télétravail

 

Enfin il indique que le territoire appelle naturellement un développement économique autour des questions de l’environnement par la création d’entreprises autour des domaines de l’eau, de la forêt, de la nature.

 

Il est donc nécessaire d’avoir un lien avec les autres territoires tout en gardant une cohérence et surtout une identité pour le territoire.

 

Guy Bonneau présente l’économie sociale et solidaire, son histoire qui remonte au XIXème siècle avec la création de coopératives pour répondre aux besoins sociaux puis la recherche d’une utilité sociale pour faire fonctionner la solidarité.

L’économie sociale et solidaire n’est pas marginale (8%) dans l’économie nationale. C’est un secteur qui résiste le mieux à la crise actuelle.

Plusieurs entreprises relèvent de ce secteur : Les mutuelles (ex: banque mutualiste, le bâtiment) ;

L’aide à l’insertion professionnelle (chantiers d’insertion, associations intermédiaires, entreprises d’insertion…) et de plus en plus d’emplois liés au numérique rentrent dans ce champ d’actions tout comme l’économie durable.

 

Au plan départemental il s’agit d’organiser et de permettre aux acteurs de se rencontrer, de fusionner leurs moyens, permettre aux entreprises d’assumer leur responsabilité sociale par l’incitation à l’emploi local ou à l’insertion, voire la formation (clause d’insertion dans les marchés publics pour les collectivités)

 

Guy Bonneau présente ensuite une approche par territoire (ex: le recyclage) et une approche par filière (ex: La SEMARDEL qui développe une activité de retraitement des déchets et une filière bois et les Potagers d’insertion à Marcoussis qui développent une activité de maraîchage biologique)

 

- Plusieurs interventions dans la salle déplorent la perte de vitesse de l’artisanat sur Draveil alors que de nombreuses entreprises existaient dans le passé.  Il faut être volontariste dans la gestion du foncier pour faire aboutir des projets. Il est nécessaire d’accompagner les artisans suivant leurs besoins spécifiques. Il est également fait référence aux grosses sociétés (commerciales) qui dévitalisent les centres villes.

 

- Comment développer une dynamique économique quand les déplacements sont si difficiles ? Ne faut-il pas créer des valeurs pour développer une économie locale, quelles soient par type d’entreprises ou par filière ?

 

- Il existe un établissement public foncier régional qui peut, par le financement du foncier, contribuer à débloquer bien des situations; il faut cependant que la commune dépose un dossier pour en bénéficier. Il est nécessaire et primordial d’utiliser les outils existants afin de permettre les initiatives et la réussite des projets, tout en privilégiant l’innovation.

 

- Dans le cadre du développement du maraîchage biologique il est fait référence au projet de l’AMAP de Draveil « Le panier à salades ». La ville doit s’engager à financer les premiers travaux nécessaires.

 

- Une question également sur le non remplacement des médecins de ville : La création d’une structure collective de santé est souhaitée.

 

Enfin, plusieurs questions ont fait apparaître la nécessité de redéfinir une identité pour Draveil. Sur le plan économique cela passe par une stratégie assumée, cela passe concrètement par un traitement de la question de l’immobilier sur la ville, en créant une vraie identité économique du territoire.

Vu dans le « Républicain » de cette semaine

Vu dans le

Merci à Thierry Mandon et Guy Bonneau

Thierry Mandon, Député PS de la 9ème circonscription de l’Essonne:  » Définir une stratégie économique locale et se raccrocher à des territoires dynamiques de développement »

Guy Bonneau Vice-Président EELV du Conseil Général de l’Essonne Merci à Thierry Mandon et Guy Bonneau img_04321img_04341 » Mettre l’humain et l’utilité sociale au coeur de l’économie »

Une rencontre très utile pour l’avenir de Draveil

Définition d’une stratégie économique, nouvelle approche du territoire, mise en oeuvre d’une économie au service de l’humain, dispositifs pour relancer l’artisanat, protection du commerce de proximité….Autour de Thierry Mandon et Guy Bonneau, une matinée de travail très utile pour l’avenir de Draveil. Merci aux Draveillois venus nombreux apporter leur contribution.Une rencontre très utile pour l'avenir de Draveil img_0423

Samedi 13 avril, Economie locale… Que faire et comment?

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« Le Républicain » en parle cette semaine…

Attentes des retraités et seniors: Synthèse de la matinée de réflexion

Le vieillissement de la population est désormais une donnée qui doit être intégrée dans toutes les politiques publiques.  C’est un enjeu social important mais aussi économique car créateur d’emplois et de richesses. De l’entrée à la retraite jusqu’au grand âge, les attentes puis les besoins sont multiples. L’arrivée à la retraite de la génération des baby-boomers, met en évidence les changements nécessaires. La retraite c’est désormais plusieurs temps de vie.

Devant ce défi, devant ces exigences, les départements et les communes sont bien entendu, en première ligne:

 

-       Comment rester en phase avec la société et toutes les générations ?

-       Comment rester actif et bien vieillir dans sa ville ?

-       Comment partager son expérience et ses hobbys ?

-       Comment adapter son environnement à l’avancée en âge ?

-       Comment bénéficier des dispositifs de solidarité ?

-       Comment aborder le problème de la dépendance ?

 

Autant de questions que de nombreux Draveillois se posent aujourd’hui ou se poseront inévitablement demain.

Autant de questions que l’association « Convergences pour Draveil » a souhaité mettre en débat autour de deux  « Grands témoins » invités ce matin : Michel Berson, Sénateur, ex Président du Conseil général de l ‘Essonne et Isabelle Bazille responsable du secteur retraités de la commune d’Athis Mons.

 

Michel Berson ouvre son intervention en mettant en évidence les changements que va enregistrer notre société avec une population seniors en forte augmentation (+ 50%  entre 2010 à 2030), une population qui va malheureusement se fragmenter avec en particulier une arrivée importante de seniors pauvres.

Trois niveaux institutionnels sont en charge de ce secteur:

-       L’Etat avec un enjeu important dans les prochaines années, la mise en place de la prestation autonomie rendue nécessaire parce l’APA ne permet pas de couvrir toutes les charges liées à la dépendance. Michel Berson présente ce que pourrait être cette cinquième branche de notre système de protection sociale avec deux objectifs : qu’il soit juste et se situe dans le respect de notre organisation paritaire.

-       Le Département dans le cadre de la loi et du schéma départemental en faveur des personnes âgées voté tous les cinq ans. Deux grandes missions incombent aux Conseils généraux, la mise en œuvre de l’APA et de plusieurs dispositifs d’aide sociale qu’il met en œuvre soit directement soit par délégation aux communes. Aujourd’hui le CG91 s’est engagé dans la mise en place d’EHPAD publics avec un prix de journée ne dépassant pas 60 Euros (+ de 100/130 Euros dans les maisons de retraite privées), la différence entre le montant de la retraite et le coût réel étant pris en charge par les dispositifs d’aide du Conseil général.

-       La commune agit dans la proximité en application de  la loi et des dispositifs départementaux mais dispose également d’une grande latitude pour développer des actions au plan de la solidarité, de la sécurité ou des loisirs.

 

En concluant par cette formule « Il faut ajouter des années à la vie mais aussi de la vie aux années » Michel Berson assure la transition avec l’intervention d’Isabelle Bazille.

 

Isabelle Bazille présente ce qui a été engagé dans sa commune pour répondre aux attentes de tous les retraités :

-       Mise en place d’un service municipal  dédié pour une vision globale de la vieillesse, guichet unique (11 agents), dans des locaux spécifiques,

-       Collaboration avec les professionnels de santé de la ville et travailleurs sociaux,

-       Aide au montage des dossiers administratifs des retraités,

-       Repas à domicile, téléalarme, transport adapté,

-       Mise à disposition d’un agent « petits travaux à domicile»,

-       Interface et coordination avec l’ensemble des partenaires associatifs ou municipaux pour répondre aux attentes des séniors,

-       Action en faveur des aidants familiaux avec en particulier la création du « Café des aidants » ou « La journée des aidants/aidés »,

-       Mise à disposition d’un ergonome pour les conseils en aménagement intérieur (mobilité difficile) avec accompagnement pour la recherche de financements,

-       Partenariat direct avec trois associations qui développent les activités de loisirs en veillant à faire évoluer les activités aux besoins des nouveaux retraités. Quand cela est nécessaire la commune est amenée à organiser elle-même des activités.

 

Le débat s’engage ensuite :

De très nombreuses questions sont posées sur les difficultés que rencontrent les aidants familiaux pour « respirer un peu » ! Il est fait référence à plusieurs expériences qui existent en particulier en Belgique (aide au départ en vacances) ou au Canada avec le « Le baluchonnage ».

De nombreuses questions également sur le problème de la maltraitance, un sujet encore trop tabou dans notre société. Le problème de la formation des professionnels est un sujet majeur. De nouveaux vrais métiers doivent impérativement émerger dans les prochaines années. Il y a là un champ d’emplois assez important à déployer.

Autre enjeu des années à venir : la prise en considération du vieillissement de la population dans les politiques urbaines tout comme l’adaptabilité de l’habitat ou la prise en compte par les bailleurs sociaux des demandes de changements des seniors pour des appartements plus petits, plus centraux et surtout pas plus chers.

 

Une intervention sur l’action municipale à Draveil permet de préciser que chaque commune définit, en dehors du champ légal, sa propre politique gérontologique. Elle joue un rôle de locomotive dans un grand nombre d’actions.

La mise en place à Draveil, d’un service municipal renforcé s’impose pour répondre aux exigences du moment et aux nombreuses questions que se posent souvent les retraités ou les familles confrontées à la dépendance.

 

Les retraités de la ville représentent par ailleurs une vraie force active disponible. Leurs connaissances, leur savoir-faire, leur solidarité, leur disponibilité intergénérationnelle, doivent pouvoir être utiles à la commune. Leurs nouvelles attentes en matière d’animation culturelle ou sportive, doivent dans le même temps, être prises en compte.

Beaucoup et monde et interventions de grande qualité de Michel Berson et Isabelle Bazille ce matin

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Notre prochaine rencontre

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Très belle année 2013

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